Au-delà du simple titre d’une chanson, se pose dans mon article, la question de l’homoparentalité. Il n’y a pas si longtemps, elle a fait débat chez nos voisins français mettant, si j’ose dire, les « braves gens » en émoi. Mais pourquoi ? Et surtout que répondre face aux questions et insinuations ?
Le désir d’être parent fait aussi partie de notre vie, comme dans celle de la majorité des autres habitants de la planète. Les raisons peuvent en être nombreuses telles que le besoin de laisser une trace, l’envie de transmission ou simplement la concrétisation de l’amour que nous vivons.
Mais et cette question ne vaut pas que pour les couples homoparentaux, nos désirs sont-ils bénéfiques pour l’enfant ?
Je ne m’attarderais pas sur les démarches administratives ou procédures médicales qu’implique le fait de devenir parent. J’explorerais plutôt la piste de certaines idées préconçues qui ont la vie dure et qui peuvent déstabiliser certains.
Tout d’abord, les enfants de couples homosexuels ne deviennent pas homos à leur tour. Les études prouvent qu’il n’y a aucune corrélation entre l’orientation sexuelle et la constitution du couple élevant l’enfant. Il n’y a pas plus d’homos issus de couples homos que de couples hétéros. Et les premiers homosexuels étaient issus de couples hétérosexuels.
Un second point angoissant est l’origine de l’enfant, de ce que l’on va lui répondre quand il posera des questions par rapport à cette différence. Mais expliquez lui surtout qu’il /elle est le fruit d’un amour, de votre amour, d’un projet commun de donner la vie. Et qu’en cela, il est pareil que les autres enfants. Parlez-lui avec vos mots, à son rythme…
Une troisième idée préconçue chère aux opposants de l’homoparentalité consiste à penser qu’une famille doit se composer d’un père et d’une mère. C’est à mon sens réducteur et surtout dépassée dans une société où les schémas familiaux se multiplient et bousculent une norme en déclin.
Un enfant construit son identité non seulement dans son modèle parental mais également dans son entourage, sur les autres adultes qui l’entoureront durant sa vie. Je pense qu’un enfant a d’avantage besoin de référence intéressante que de référence sexuée.
Les rôles dans l’éducation de l’enfant doivent-ils systématiquement associés à un sexe ? Je ne le pense pas.
Il existe encore un dernier écueil et c’est hélas peut être le plus important car il est lié à la mentalité de la société. Les enfants des couples homoparentaux seront soumis aux regards des autres, comme l’est n’importe quel enfant d’un couple différent de la norme. Ils risquent d’être stigmatisés par la société.
Pour résoudre ce problème, il sera nécessaire que les mentalités changent comme elles ont évoluées vis-à-vis des familles monoparentales. J’ose croire qu’avec le temps cela sera le cas.
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