
Combattre l’hostilité envers les minorités sexuelles dans les milieux hospitaliers du Burundi, c’est possible
En attendant la fin des discriminations envers l’homosexualité, le CPAMP-CHUK et son coordinateur sont fiers des premiers résultats du projet d’intégration des minorités sexuelles dans les structures de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida.
Se battre pour inclure et tenir compte des minorités sexuelles est une tâche très difficile pour un jeune médecin burundais. Le Dr Thierry Nahimana en endosse la responsabilité depuis plusieurs années, au risque d’être accusé lui-même d’homosexualité, ce qui n’est pas un label d’honorabilité dans un pays traditionnellement hostile aux orientations sexuelles différentes et qui, en plus, a promulgué une loi homophobe.
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Source :
Fondation Roi Baudouin
Revue « Champs vision. Tour d’horizon des activités de la Fondation Roi Baudouin » – N° 97 – 2e TRIMESTRE 2014
Je suis content de voir que les résultats du projet d’intégration des minorités sexuelles dans les structures de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida sont bons au Burundi. Cela fait presque 4 ans que l’on travaille sur la santé des LGBT au Burundi mais je trouve que l’on reste vulnérable face au VIH/Sida avec la discrimination sociale ambiante et la loi qui pénalise les homosexuel(le)s. On ne peut pas réduire la transmission du VIH avec cette loi homophobe. Ce qu’on peut faire, c’est sensibiliser la société burundaise sur cette maladie et sur les conséquences de la loi pénalisant les LGBT. La vulnérabilité au VIH/Sida restera élevée dans notre pays tant que cette loi existera, que ce soit pour les homos mais aussi pour les hétéros.